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Le dessin est une technique et un art consistant à représenter visuellement, en deux dimensions, personnages, paysages, objets ou idées, par des formes et des contours, en excluant a priori la couleur. Le mot s'est écrit indifféremment dessein ou dessin, impliquant la notion d'intention, de projet, jusqu'au XVIIe siècle |
Le dessin est une technique et un art consistant à représenter visuellement, en deux dimensions, personnages, paysages, objets ou idées, par des formes et des contours, en excluant a priori la couleur. Le mot s'est écrit indifféremment dessein ou dessin, impliquant la notion d'intention, de projet, jusqu'au XVIIe siècle. Le dessin est un des premiers moyens d'expression de l'humanité, il peut être très simple ou revêtir des formes extrêmement complexes.
Le terme dessin désigne à la fois l'action de dessiner, le résultat de ou des éléments d'un objet quelconque.
Les éléments matériels
Le support peut être du papier, de la toile, ou tout autre matière : les premiers dessins connus ont été réalisés sur des parois rocheuses.
Les outils sont constitués par tout ce qui est susceptible de laisser une trace, par dépôt de matière (craie, crayon, etc) ou aussi par enlèvement de matière du support (graffiti, sgraffito, gravure). Ils sont donc très variés, à commencer par les doigts, puis des outils spécifiques comme les craies, les fusains, les crayons, les plumes, les pinceaux, les stylographes (à bille, à plume, tubulaires), les feutres, jusqu'à l'outil informatique. Parmi le matériel de dessin le plus commun, on trouve le crayon, le fusain, le pastel, la pierre noire, la sanguine, la craie blanche ainsi que la plume et l'encre de Chine. Tous les matériaux de dessin ne sont pas fabriqués à base d'eau ou d'huile : certains s'appliquent à sec sur le support, sans aucune préparation.
La matière déposée sur le support est soit un pigment sec (craie, graphite) soit mêlé à un liant chimique, huile, eau, solvants divers pour les peintures et les encres.
Perspectives
Dessiner consiste essentiellement à délimiter par des traits les contours de l'objet à représenter. Ceci implique une démarche d'interprétation et de synthèse : passer d'un objet à trois dimensions à un dessin à deux dimensions nécessite un choix de représentation exprimé par une perspective, qui peut être empirique et spontanée, ou être totalement omise, ou obéir à différentes notions d'ordre culturel : perspective cavalière, perspective « italienne » conforme à une vision occidentale basée sur l'optique pure. Mais passer d'une vision à 3 dimensions, avec deux yeux possédant une rétine à courbure sphérique, à une représentation en 2 dimensions, implique fatalement des incompatibilités qu'on est obligé de compenser par des artifices, des conventions, ou tout au moins des limitations.
Le dessin peut obéir à des notions qui ne tiennent pas compte des « lois » de l'optique ou qui ne les considèrent pas comme primordiales. Représenter une montagne plus petite qu'un personnage peut paraître totalement illogique. Les dieux, ou les saints dans l'iconographie religieuse du Moyen Âge, sont représentés plus grands que les autres humains. Les différentes civilisations ont ainsi été amenées à créer des systèmes perspectifs qui tentent de concilier ces aspects. Le dessin obéit donc à des conventions et des codes : pour les Égyptiens, un œil est représenté de face mais un visage de profil, un torse de face et les jambes de profil. Ainsi la meilleure représentation théorique peut-elle ne pas correspondre à une réalité optique. Plus près de nous, il a fallu attendre l'apparition de la photographie pour représenter correctement un cheval au galop, toutes les représentations passées étant « fausses » anatomiquement, mais certainement plus expressives.
Le dessin peut respecter les contours de manière précise et fidèle (considérant qu'il est vu par un système optique tel que la chambre claire ou l'appareil photographique), ou le trait peut subir des déformations et des distorsions qui vont accentuer certains caractères du modèle, possiblement jusqu'à la caricature, ou exprimer simplement les goûts et la sensibilité du dessinateur.
La représentation du volume (la troisième dimension) se fait généralement par les modulations de la lumière et donc les ombres locales du modèle et les ombres portées sur le fond et l'entourage. Ici encore toutes sortes de techniques sont possibles : traits successifs formant hachures, parallèles ou croisées, remplissage avec variation de la pression selon l'intensité souhaitée, estompage en frottant à la main ou avec un outil, gommage pour éclaircir, etc, certaines techniques étant adoptées par certains et réprouvées par d'autres...
Les principales méthodes utilisées sont : le tracé de lignes, le hachurage (parallèle, croisé, courbe ou aléatoire), le pointillé.
Différences entre le dessin et la peinture
Il n'y a pas de différence fondamentale entre le dessin et la peinture, si ce n'est que, par définition, le dessin est monochrome dans son essence, la peinture colorée. Mais des dessins peuvent être en couleurs, soit directement dans le tracé, soit par coloriage dans un deuxième temps. Une peinture peut être un pur dessin et être monochrome, tout comme la plupart des peintures sont préalablement dessinées, ou dessinées en cours d'élaboration. On dessine aussi bien avec une brosse large qu'avec un crayon affûté, même si la matière est différente. On parlera donc de dessin lorsque les contours, les tracés, demeurent apparents, par rapport à des œuvres où dominent taches colorées, aplats de couleur.
Les différents types de dessin
- Le dessin d'art
- Le dessin rapide
- Le dessin technique
- Le dessin d'enfant